Le logo de Nestlé dans l'une de ses usines à Konolfingen
par Alexander Marrow
Le géant agroalimentaire suisse Nestlé a fait état jeudi d'une croissance de ses ventes au quatrième trimestre supérieure aux prévisions et annoncé qu'il se concentrerait davantage sur quatre activités menées par ses marques les plus fortes, une stratégie qui comprend le projet de céder son activité restante dans le domaine des glaces à son partenaire Froneri.
Le groupe, fabricant des cubes de bouillon Maggi et du café Nescafé, a dit prévoir une croissance organique de ses ventes pour l'ensemble de l'année 2026 de l'ordre de 3% à 4% et une amélioration de sa marge bénéficiaire d'exploitation sous-jacente par rapport au taux de 16,1% en 2025.
En difficultés, Nestlé a encore été fragilisé par un important rappel de lait infantile qui a entravé les efforts du nouveau directeur général Philipp Navratil pour redresser le géant des produits emballés.
Philipp Navratil, qui a annoncé son intention de supprimer 16.000 emplois peu après avoir pris les rênes de l'entreprise en septembre, était déjà confronté aux effets négatifs des droits de douane américains et des taux de change, ainsi qu'à la baisse du pouvoir d'achat des consommateurs.
"Même s'il reste encore beaucoup à faire, nous sommes convaincus que la mise en œuvre plus rapide d'une stratégie plus ciblée permettra d'obtenir une amélioration durable jusqu'en 2026 et au-delà", a déclaré jeudi le directeur général.
Nestlé a dit vouloir se concentrer davantage sur quatre divisions : café, soins pour animaux, nutrition et alimentation et snacks. Dans ce contexte, il a annoncé être en négociations avancées pour la vente de son activité restante dans le domaine des glaces à Froneri.
Lors du trimestre clos fin décembre, les ventes organiques, qui excluent l'impact des fluctuations monétaires et des acquisitions, ont augmenté de 4%, dépassant les prévisions de croissance de 3,4%.
Cette progression s'explique par une augmentation des prix de 2,8%, globalement conforme aux prévisions des analystes, et par une croissance interne réelle (ou volume des ventes) de 1,3%, supérieure aux prévisions qui tablaient sur une hausse de 0,7%.
(Rédigé par Alexander Marrow, Mara Vîlcu pour la version française, édité par Blandine Hénault)

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